Garantir la sécurité de l'espace aérien national

 

Article créé le 05/07/2013

Surveiller, alerter, secourir

montverdun

Base aérienne 942 - Lyon Mont Verdun

La surveillance aérienne

 Jour et nuit, 365 jours par an, les radars du centre de détection et de contrôle de la base aérienne 942 de Lyon Mont-Verdun analysent l’espace aérien du sud-est de la France. Chaque appareil détecté est identifié par les opérateurs, puis son comportement est analysé. Les aéronefs en difficulté ou représentant une menace sont interceptés en moins de 10 minutes sur l’ensemble du territoire national. Pour ce faire, des avions de chasse et des hélicoptères sont maintenus en alerte sur plusieurs bases aériennes. Environ 500 décollages sur alerte sont comptabilisés chaque année.

Le contrôle aérien

 Les contrôleurs guident les intercepteurs afin de porter assistance à un aéronef égaré ou connaissant des difficultés techniques. Ils sont aussi chargés des mesures de police du ciel, de surveillance à distance ou de contrainte d’itinéraire, pouvant aller jusqu’à la destruction en vol d’un appareil hostile. Seul le Premier ministre, en liaison permanente avec le centre national des opérations aériennes situé sur la base de Lyon Mont Verdun, peut ordonner une telle mesure. Par ailleurs, les contrôleurs assurent l’acheminement sûr et régulier des vols militaires, en minimisant la gêne occasionnée à l’activité civile.

Alerter

 Organisme du ministère de l’Intérieur mis en œuvre par l’armée de l’Air, le Bureau général de l’alerte (BGA) est responsable de l’alerte aux populations en cas de danger majeur : risque d’attaque nucléaire lors de la guerre froide, plus probablement catastrophe industrielle ou naturelle aujourd’hui. Ainsi, les essais de sirènes qui retentissent chaque premier mercredi du mois sont effectués par le BGA.

Secourir

 Le Centre de coordination et de sauvetage intervient au profit des usagers civils et militaires.
 Dès qu’une présomption d’accident est connue, il se livre à une véritable enquête de police pour retrouver le lieu d’impact éventuel : étude des trajectoires grâce aux enregistrements radar, recueil de témoignages, analyse des conditions météorologiques… Coordonnant les recherches aériennes, il doit agir vite. Les chances de survie dépendent de sa rapidité à engager les secours.
 
 
 

Ministère de la Défense : www.defense.gouv.fr

 Armée de l’Air : www.defense.gouv.fr/air