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Un millier de personnes à la Préfecture pour rendre hommage aux victimes de l'attentat

 
Un millier de personnes à la Préfecture pour rendre hommage aux victimes de l'attentat

Le jeudi 8 janvier, Jean-François CARENCO, Préfet de la région Rhône-Alpes et Danielle CHUZEVILLE, Présidente du Conseil Général, ont rendu hommage aux victimes de l'attentat perpétré à Paris dans les locaux de Charlie Hebdo.

Voici le discours du Préfet à cette occasion :

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Mesdames et Messieurs,

Hier des fanatiques ont assassiné douze personnes innocentes, en plein coeur de Paris, en plein coeur du pays.

Parmi les victimes, se trouvaient quelques-uns des meilleurs dessinateurs de presse du pays, ainsi que l'économiste Bernard Maris, qui contribuait depuis de nombreuses années au débat d'idées en France. Et ce matin encore, un crime contre les forces de sécurité a été perpétré en région parisienne.

Aujourd'hui nos pensées vont vers leurs familles, leurs amis et leurs proches, et nous partageons tous, je crois, une infime part de leur peine.

Nous sommes bien placés, en tant que représentants de l'Etat, pour savoir que la critique est parfois dure, acerbe et inconfortable ; que la caricature et la liberté d'expression ne sont pas toujours faciles à vivre. Mais elle n'en restent pas moins liées par nature à la République, à ses valeurs, à ce pour quoi elle existe : la liberté, l'égalité, la fraternité.

Il faut rappeler ces mots, aujourd'hui plus que jamais. Ces trois mots foulés au pied par l'extrémisme, la bêtise et la violence.

La France est plus forte ! Elle a perdu des hommes et des femmes de grande valeur, mais elle a gagné, et nous le constatons encore aujourd'hui, une cohésion née de l'horreur, et que nous devons apprécier à sa juste valeur.

Hier les français, et les Lyonnais parmi les premiers, ont montré qu'ils étaient capable de s'unir et de se dresser devant le fanatisme, la stupidité et la cruauté. Hier la France était belle parce que rassemblée.

Hier les français ont vécu la République, ils ont clamé qu'ils ne céderaient pas face aux tentatives de déstabilisation, face à la terreur et la barbarie. C'est la Vie qui s'est exprimée hier soir, et aujourd'hui ici, dans toutes les villes de France, le peuple de France dit Non à la barbarie, non à la soumission et à la peur. Il dit oui à la Liberté, oui au vivre ensemble !

Je veux le répéter avec force : Hier ce n'est pas un journal qui a été attaqué, c'est notre République, notre démocratie, notre histoire et notre mode de vie.

Mais hier ce ne sont pas des musulmans qui ont agi, ce sont des terroristes, des barbares, des imbéciles qui n'ont pas compris le sens du message de l'Islam, le sens du mot tolérance, le sens du mot liberté.

Je veux saluer plus spécifiquement les deux policiers lâchement assassinés hier. Comme l'a dit le Président de la République, ils sont morts pour la défense de notre liberté d'expression, à notre service.

Je veux aussi saluer les militaires français en opérations extérieures, qui luttent contre le terrorisme partout dans le monde et particulièrement en Afrique. Eux aussi payent un lourd tribut, et le combat qu'ils livrent est également le nôtre.

En leur honneur, et en celui de toutes les victimes de l'attentat d'hier, je vous demanderai de respecter une minute de silence. Cette minute de silence, au-delà du recueillement et de la compassion est un OUI, pour dire que la France est belle quand elle est rassemblée, et pour que vive la République.